Mort, misère et accords perdus. Les accords qui n’ont pas été respectés. Ceux qui se font secrètement aujourd’hui. Dans l’hypothèse de plus en plus improbable que cette parodie d’élection se tienne un jour, ce qui en sortira ne pourra pas tenir. Ce ne sera jamais qu’un prolongement de l’illégitime
Un nouveau président du Conseil électoral que les rumeurs disent à la solde du Premier ministre. Des rumeurs de tractations, accords, promesses entre des candidats à la présidence, des puissances économiques et le Premier ministre.
La proclamation de la réouverture des classes sans que rien ne soit fait pour aider les institutions scolaires qui sont affectées par l’insécurité. Le retour en force des kidnappings. Tout le monde y passe : enfants, adultes, riches, pauvres…
Les massacres à une fréquence plus ou moins régulière. Annoncés, attendus, mais jamais évités. Le « gouvernement » qui fonctionne comme si de rien n’était, annonce des projets, fanfaronne, s’auto félicite.
Voyager, un calvaire.
Des mercenaires qui jusqu’ici n’ont servi qu’à bombarder de drônes les quartiers populaires sans vraiment inquiéter les gangs. Un processus électoral auquel personne ne croit, à part ceux qui espèrent être nommés par l’Exécutif.
Des dénonciations constantes de magouilles dans le processus d’inscription et de validation des candidatures. Un décret électoral qui enlève de ses prérogatives naturelles au Conseil électoral. La situation des haïtiens en République dominicaine, les retours forcés, la banalisation des horreurs vécues au quotidien par des milliers de nos compatriotes.
Des contrats avec des instances étrangères, qui engagent le pays sur de longues durées. La dégradation constante des conditions de vie de la majorité de la population. La fatigue et la répression qui ne permettent pas (encore) à la population de donner une expression politique à son mécontentement.
« L’international », en réalité une puissance impériale portée en plus par un vent de folie, qui a imposé cet exécutif, pousse aujourd’hui pour une parodie d’élections.
Mort, misère et accords perdus. Les accords qui n’ont pas été respectés. Ceux qui se font secrètement aujourd’hui. Dans l’hypothèse de plus en plus improbable que cette parodie d’élection se tienne un jour, ce qui en sortira ne pourra pas tenir. Ce ne sera jamais qu’un prolongement de l’illégitime.
A moins d’une victoire évidente, écrasante d’une force politique porteuse de changement et ayant mobilisé une grande partie de la population. Transformer la parodie annoncée en de véritables élections. Les auteurs et acteurs de ces accords perdus, y compris « l’international » feront tout pour empêcher cela. Et on ne voit pas encore l’ombre d’une telle force, tout en espérant sa constitution.
On a inscrit ce pays dans une logique de continuité qui sécrète aujourd’hui une forte odeur de pourriture.
Par : Lyonel Trouillot
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